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Quitter Paris pour Barcelone puis Sant Pere de Ribes

Pourquoi faut-il oser déménager et quitter sa zone de confort? 

Après avoir franchi une première étape, et pas des moindres, qui m’a fait quitter Paris pour Barcelone il y a maintenant 7 ans, me voici lancée aujourd’hui dans une nouvelle aventure. 

Sortir de ma zone de confort en changeant de quotidien ne m’a jamais fait peur, bien au contraire. J’ai eu la chance de tomber sur mon mari avec qui nous partageons cette âme gitane rendant n’importe quel endroit apte à potentiellement devenir chez nous. 

Oser quitter Paris

« Paris je t’aime mais je te quitte ». Quelle vie trépidante, passionnante mais épuisante y avons-nous menée. Il faut également reconnaître que l’aigreur croissante des gens y vivant se traduit bien trop souvent par une agressivité et un stress que nous ne supportions plus. 

Pas du genre à traîner et après avoir éliminer toutes les villes françaises où nous aurions pu vivre, nous avons évoqué Barcelone d’abord sur le ton de la blague. Bien trop beau pour être vrai, je rappelle que lorsque l’on vit à Paris, toute notion liée au plaisir est inavouable voire honteuse. 

Puis finalement en se renseignant un peu, Barcelone possède un important pôle d’accueil pour les entreprises, Barcelona Activa, qui attire dans ses filets de plus en plus de start-up françaises. Parfait pour mon mari qui décide alors d’y délocaliser une partie du Petit Ballon. Quant à moi, je profiterai de ce changement pour me pencher de plus près sur un nouvel avenir professionnel. 

Déménager à Barcelone

Nous connaissons à peine Barcelone mais ni une, ni deux, nous voici installés dans le quartier de Gracia où deux amies de collège perdues de vue nous accueillent à bras ouverts. Un mois après, nous rencontrions déjà tout un tas de personnes en or, très vite devenus de bons copains ou des amis. 

La vie à Barcelone, c’est comment? 

Un appartement qui fait le double d’avant pour commencer, du soleil évidemment et surtout, on prend le temps des choses. Faire les courses est désormais plus long car ici, on discute avec les gens ou du moins, on attend patiemment notre tour tandis que les locaux se racontent leur vie pendant leurs achats. Certes, cela nécessite un petit temps d’adaptation mais on finit par trouver ça normal !

L’intégration à la vie catalane n’est pas si simple, surtout que nous travaillons majoritairement avec des français et que cette communauté est infinie. Un peu dommage avons-nous pensé au début mais après tout pourquoi « dommage » étant donné que nous sommes très bien entourés et que la mentalité « d’expat » est différente, beaucoup plus ouverte et sans jugement. Les liens à l’étrangers deviennent vite très forts et pour cause, nous sommes à des âges où les moments de vie que nous sommes amenés à vivre sont plus importants (naissance, mariages, décès, changement de travail, déménagement, etc.). La distance avec nos familles est telle que nos amis  prennent rapidement cette place-là. 

La contre-partie est que nous savons tous au fond, qu’un jour ou l’autre beaucoup d’entre nous partiront, reviendront probablement près de leur famille ou poursuivront leur aventure dans un autre pays. 

Barcelone est une ville merveilleuse, solaire, gaie, tout est assez facile, le rythme et les gens sont « cool », les palmiers, la mer… Même le mois de Novembre y est agréable. En revanche c’est aussi une ville où le travail est compliqué si l’on est salarié, où le catalan est la langue officielle, où l’école est payante et ou les touristes pourrissent littéralement les plages de Mai à Novembre. Mais le RER se transforme en train qui longe la mer, les restos sont bien moins chers et tout aussi chouettes qu’à Paris et on sort de la ville sans trop de difficulté. 

Réaction classique post confinement : une envie de nature que nous n’avions pas vu venir est devenue si forte que nous avons visité à peu près toutes les maisons des environs pendant presqu’un an. Ce brouhaha permanent (parce que oui, Barcelone c’est aussi beaucoup de bruit entre les travaux, la fête, les gens qui parlent fort, le monde selon certains quartiers) a eu raison de nous et puis 7 ans au même endroit, c’est long non?!

S’installer à Sant Pere de Ribes

C’est donc à Sant Pere de Ribes que nous atterrissons aujourd’hui. Jamais entendu parlé de cette petite ville du sud de Barcelone située juste au dessus de Sitges jusqu’à il y a environ 5 mois… Ce fut un véritable coup de coeur et nous y avons acheté la deuxième maison que nous avons visitée. Une casa de pueblo au style mi Baléares, mi Marocain, un jardin de taille modeste mais avec de beaux arbres tropicaux et puis surtout de bonnes ondes. Le petit nid parfait que nous cherchions. Tout s’est passé en un claquement de doigts. Nous voici ici depuis maintenant quasi 3 semaines, pour l’instant, aucun regret, que des bonnes surprises. C’est un pari osé que de partir s’installer dans un endroit inconnu que nous avions vus à peine 6 fois et encore, rapidement. La notion de changement est là mais nous ne sommes qu’à 35/40 minutes de Barcelone, ce qui reste très rassurant et surtout essentiel étant donné que nous nous y rendons plusieurs fois par semaine pour le travail et bien-sûr pour voir nos amis. 

Perdre ses repères pour s’en créer d’autres, j’adore ça ! Débarquer ici, dans cette maison, sans même savoir où je vais aller faire mes courses a un côté surréaliste mais tellement excitant. Cette sensation de renouveau me stimule énormément. Bien-sûr un déménagement c’est fatiguant, c’est déstabilisant mais quand c’est pour du mieux (à priori), c’est grisant ! Tout reconstruire, découvrir, visiter, s’intégrer à la vie locale, rencontrer les commerçants, passer des heures sur des sites de seconde main pour trouver le meuble qu’il nous manquait, passer des nuits entières à réfléchir à mettre des couleurs ou non sur les murs. Se laisser envouter par de nouvelles odeurs, inspirer par de nouveaux décors, c’est si enrichissant. 

Pour l’instant la vie ici peut se résumer à du sable dans les chaussures, des pauses dej’ au bord de la mer (6 minutes en voiture), des brassards et des foutas humides qui traînent dans l’entrée, encore pas mal de bazar, des petits-dejeuners dans le jardin. Mais aussi des voisins adorables dont certaines sont dignes d’un film d’Almodóvar, une petite école de quartier pour ma fille de 4 ans juste en face, des vignes à perte de vue, une ambiance de village espagnol douce et accueillante. Les bars et restaurants sont vivants tous les jours, toutes les générations et tous les milieux se mélangent en fin de journée sur les places ou aires de jeux. Il ne faut pas oublier qu’ici, à Sant Pere de Ribes comme à Barcelone, on vit dehors. Il fait souvent beau et la lumière est agréable, elle donne énormément d’énergie. 

Et au niveau du travail en Espagne? 

Comme précisé un peu plus haut, ne venez pas ici si vous êtes salarié et que vous cherchez un salaire mirobolant, en revanche la qualité de vie est telle qu’elle mérite d’y réfléchir. Si vous créez votre entreprise, que vous souhaitez la délocaliser ou que vous êtes en télétravail alors ne réfléchissez pas plus et foncez ! La vie est belle en Catalogne. 

 

Me concernant, je me suis écoutée, même découverte grâce à un coaching professionnel dont je vous parlé il y a quelques temps, avec Anne-Laure Gandara, qui a débouché sur la création de Bohnie. Bohnie c’est avant tout ce webzine sur lequel vous êtes connecté à l’instant même mais aussi des services s’y rapportant. De la décoration/stylisme d’intérieur, du contenu pour des jeunes créateurs et un service de catering pour des petits évènements. J’organise aussi des retraites de yoga qui me permettent de faire venir par ici ma professeur de yoga parisienne adorée Yoga is My Land. Mon travail évolue en fonction des opportunités, je ne suis pas cantonnée à une seule casquette et jongler entre tout cela me plaît énormément. 

Un conseil?

OSEZ !

Arrêtez de penser que quitter la ville (et même la vie) dans laquelle vous êtes et qui ne vous correspond pas est réservé aux autres. Le bonheur est à porté de tous. Donnez-vous les moyens de vos rêves. La vie est trop courte pour se la gâcher et pour se cacher derrière des « t’as de la chance, moi je ne peux pas parce que … » Non, je n’ai pas de chance, je travaille quotidiennement pour être alignée avec qui je suis et comment vivre le mieux possible. Ca n’est pas toujours simple, loin de là mais ça en vaut largement la peine. Je vois toutes ces étapes comme des expériences et si ça ne me plaît pas je trouverai bien un moyen de re-changer. Il est vrai que ma fille est encore petite et déménager est sûrement plus facile maintenant mais c’est aussi une question de priorité de vie.  

 

Tout ce contexte a souligné le fait qu’il est primordial d’être bien chez soi et beaucoup d’entre vous ont récemment déménagé d’ailleurs. Si vous avez des questions sur ce point, sur la vie ici à Barcelone ou ses alentours, si vous souhaitez de l’aide pour votre aménagement, soyez libre de me contacter par mail (caroline@bohnie.com).

 

Ecoutez-vous et faites-vous confiance !

Comments
  • Cave

    Bravo 😍
    C est un magnifique témoignage entre l audace et le culot !
    Tu as mon admiration infinie❤️

    septembre 18, 2021
  • Kate

    Merci pour le partage de ce bel article dans lequel je me retrouve beaucoup. Quitter Paris pour une capitale européenne il y a 6 ans puis revenir à l’occasion d’une naissance… et pour finir une belle envie de repartir pour un coin plus tranquille aujourd’hui que nous avons une petite famille avec une petite fille de 3 ans.. Projet dans les cartons donc.. Bon vent à toi dans ce joli village catalan !

    septembre 18, 2021

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